La démarche de Luc Bikono-Abeng ne revendique ouvertement nulle origine ou tradition .Elle s’inscrit d’abord dans une écriture personnelle de l’espace,c’est à dire, dans la peinture. Les déchirures, les incertitudes de notre époque s’y font jour. Mais qu’attendre d’un peintre, sinon qu’il se fraye un passage, ouvre des possibilités convaincantes pour appréhender le monde ? La voie artistique ici se précise entre le signe et la forme, la couleur et la mémoire,l’oubli et la trace. Des sujets apparaissent, comme autant d’étapes d’existence et D’insistance. La ville, tentaculaire et dispersée, porteuse de défis et de solitude, jusqu’à évoquer, dans le langage des formes, une jungle d’indices de la présence, formulée selon les accents intérieurs et les rythmes de la proximité et de l’absence. Le paysage, traversé de couleurs effervescentes et peuplé de signes éclatants. Mais, transgressant les limites du ‘’ sujet’’,c’est d’abord d’une élaboration plastique qu’il s’agit, d’une aventure fertile qui matérialise une recherche d’approfondissement, un équilibre retrouvé. Surgi d’une histoire ou il puise dans l’indicible,le geste créatif élabore Un langage accordé aux interrogations et aux attentes d’aujourd’hui. C’est en s’avançant dans l’inconnu qu’il porte au regard une profusion de formes éclatées et construites, proches et lointaines, intimes et cosmiques, et fait signe à notre désir de voir,c’est à dire de reconnaître,d’entendre ,de lire, et d’éprouver. J.F. CASSAT
GRAFFEUR SUPPORT CONTEMPORAIN
GRAFFEUR   SUPPORTS

SUPPORTS

Quelques peintures de LUC BIKONO-ABENG

LUC BIKONO ABENG : UNE CREATION PLURIELLE.


Les travaux de Luc Bikono Abeng s’inscrivent dans une diversité de recherches en dialogue avec le monde de la technologie, auquel il emprunte parfois, dans ses « assemblages », des outils et des matériaux.
Il s’agit parfois des produits d’une cueillette en entreprise, ou d’éléments empruntés au monde de la production, pour entrer dans un dessein artistique, c'est-à-dire, dans une composition.
Le plastique, le métal, ainsi que divers éléments prélevés sur des objets de l’ère industrielle, contribuent alors à la re-création de formes évocatrices, au service d’une narration soucieuse de restituer les étapes d’un parcours de création en dialogue avec l’univers urbain et technologique d’aujourd’hui. Etonnants « assemblages » en effet, qui tiennent du collage et de la sculpture, et impliquent les gestes de l’artisan, les savoir faire de l’ouvrier, pour les mettre au service de l’expression esthétique. En détournant les données désormais familières du monde des objets, Luc Bikono Abeng suggère des ouvertures sur le paysage le plus contemporain, qui menace de n’être plus ni végétal, ni minéral, mais pur « artefact », et comme sans oxygène : l’homme deviendrait alors secondaire et facultatif, expulsé d’un monde entièrement fait par lui, mais aussi contre lui, contre sa part d’inconnu.

Cependant, conjointement à cette confrontation qui déploie le grand récit de la ville contemporaine, la peinture occupe une place importante dans la création de Luc Bikono Abeng. D’abord investi dans une recherche graphique ayant pour support les façades et les murs, sa recherche s’est poursuivie par un passage à des formats plus classiques, mais très souvent repensés, ou interrogés. Son activité de peintre ne cesse de réveiller, par le geste et par le signe, l’alchimie des tons et la résurgence des figures. Un riche murmure d’humanité retrouvée vient alors inspirer la création picturale, et réveiller l’imagination par la couleur, et le rêve par l’écriture des formes.

Cette activité dans l’atelier du peintre va de pair avec la réalisation de fresques, soit en plein air (comme à la bibliothèque F. Mitterand, ou dans des cours d’écoles et de crèches), soit en intérieur, en fonction d’un projet décoratif. L’invention des formes y trouve son essor, intégrant les détails dans un ensemble cohérent qui s’élabore dans le dialogue avec le support, et inscrit dans l’architecture du lieu des évocations de la nature et de l’enfance, qui en enrichissent la perception.

J. F. CASSAT





SUPPORT BOIS L'art de la peinture
Sur le support, je pose mon empreinte. J'utilise le matériel prévu à cet effet.
Mon empreinte et les motifs possèdent des caractéristiques bien définies.
Ils résistent au temps qui passe.
Je n' hésite pas à reprendre, voire effacer une œuvre.
Les couches s'empilent.
La griffe de HARDWORKLABO
Mon regard et l'équilibre des couleurs déterminent l'achèvement.
Le langage DES MOTS: l'interrogation " pourquoi fais-tu ça ?" est contraignante,
car j'ignore les motifs exacts qui me poussent à agir.
Je cerne l' approche globale, mais une part du mystère échappe à la mise en mots.
Elle est indescriptible avec des mots, innommable. Lorsque j'admire, ou que je contemple une forme artistique
quelconque, mes sens font abstraction au langage.
Je la perçois de tout mon être.

 

Date de création 2008 
L'enfant à la bombe  'STICOPS KID '
style hip hop ....
SUPPORT TISSU
Dimension 3.85m par 1.03m

FAÇON SAUCE STICOPS
Je commence par taguer mon SUPPORT
Je réalise un petit lettrage à la bombe "STICOPSKID", graffiti éphémère
qui servira de démo virtuelle,
il fera son temps et engendrera la suite....

PLEXIGLAS SUPPORT
DIMENSION : 100cm sur 50cm
23.04.2011

Peindre pour prendre conscience de ses contradictions, danser pour dédramatiser ses conflits… La création artistique permet avec l'art-thérapie d'accéder à des sentiments enfouis.    Stéphanie Torre
même support : plaque de plexiglas
Je retourne mon support, le tag que j'ai exécuté à l'arrière de
mon support va m'inspirer les traces présentes,
au verso serviront de point d'ancrage/encrage .
Ici on ne regarde que le changement de forme
Pas d'évolution, juste du changement ...



 

Le bruit de la mer

Moi la mer: ça symbolise le Départ...
le bruit des vagues...
le bleu du ciel...
L'imagination est plus importante que le savoir, car si le savoir concerne tout ce qui existe,
l'imagination concerne tout ce qui existera.
Albert Einstein

Source, l’imagination est plus importante que la connaissance.

Car la connaissance est limitée, tandis que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution.
"il vaut mieux être détesté pour ce que l'on est , plutôt que d’être aimé pour ce que l'on n'est pas"

Je passe en révision des séries de peintures,
finalise et retouche si cela s'impose.

Next Face

3 SUPPORTS

Le SUPPORT en isorel (bois)
a besoin d'une retouche
je lui impose une expression figurative   (Min)

SUPPORT (imitation cuir)
La sacoche  no problemo... sans titre
                                                  (sacoche ABENG)
Le SUPPORT (en toile)        (Négresse) ok!

Voilà comment je procède pour donner un titre à mes réalisations:
le nom vient généralement après les couleurs...
 

SUPPORTS
ÉBAUCHE 1/2
Je trace mes symboles géométriques sans dessin préalable.
Mon support posé à même le sol, je définis un plan de travail
J'ai des fonds de peintures, je les utilise sur ce support en tissu
de dimension 2.93 x 1.40 mètre.
Ensuite je laisse place à mon imaginaire...
Date: 5.04.2011
SUPPORT :Tissu

 

FINITIONS 2/2
Nom: 'A PARTY'
Je l'admire sur tous ses angles, en  musique !
Longueur = 2.93 m
Largeur    = 1.40 m
05.04.2011

Résilles et autres peintures

MES PRÉROGATIVES, c'est d'abord de faire mes résilles .

Les peintures que j'ai peaufinées durant des années, sur support en bois
je les surnomme:
"Résilles" .
RESILLE est
ma marque de fabrique.
Les Résilles sont une série spéciale,
Les Résilles sont réalisées avec minutie.
J'accorde de l'importance aux détails.
En plus du mélange de peintures,  j'utilise des outils pour graver le support.
Je possède une quinzaine de Résilles.
Cette série a besoin d'un soin particulier, a une recette de fabrication ....
Les Résilles ont mijoté des années, avant d'être retravaillées...(à chacun son propre style).
Moi BIKONO-ABENG, c'est "Résille ".


MAQUETTE POCHOIR 1/5
 
Je commence par réunir mes récups de carton,
j'assemble les deux formes identiques.
Elles formeront un seul support.
La géométrie qui compose cette pièce me fait penser à un paysage urbain
vu du dessus.
J'explore mon fouillis, à la recherche de formes qui pourraient convenir
à mon  pochoir, fouille mes placards, les tiroirs,
Ce type de pochoir s'obtient en récoltant des objets que je réunis sur le support, avec une idée
en tête.
Certains pochoirs sont réalisés en découpant.
Pendant que je construis ma maquette, je regarde le mode veille de l’écran.

MAQUETTE POCHOIR 2/5
Support carton
Pendant que je construis ma maquette, mode veille de l’écran.

PEINTURE DU POCHOIR 3/5
Support carton
La maquette va subir ses première couches de couleurs,
le métal étant la dominance de ce projet .
Cette phase terminés, j'enlève les pièces du support.
Elles serviront de base pour la suite....

 

DISPOSITION DES IMAGES DE LA MAQUETTE 4/5
Support carton
L'environnement étant créé, j'organise le montage d'imageries
dans le but de lui donner une cohérence, un équilibre satisfaisant
et un  brin de modernité .
J'analyse différents points ensemble, repère, enlève, déplace
si besoin est, avant d'intervenir sur la fixation définitive...

Suite et fin 'ça fait un carton' 5/5

Collage support carton

Peindre les derniers détails, collecte d' images, collage sur le support
R
este à voir le résultat final!

TITRE: "GALAXIE DE L'AU DELÀ"

Date:2012
Technique: collage
Dimension:80x65

LE BOMBEUR ET LES RESILLES

CONFRONTATION Résille N°3
CONFRONTATION Résille N°3
Tout est parti du manque d’argent.
Il ne reste pas figé sur un seul truc, mais procède selon une méthode heuristique.
C’est la débrouille, le système D.
L’artiste fait avec ce qu’il a.
Le mélange peut aussi bien comporter du rouge à lèvres que du cirage;
tout ce qui sert à marquer, qui laisse une trace ou apportera une nouvelle charge colorée explosive.

Auteur SAGA
"LE BOMBEUR ET LES RESILLES"

Résille 
L'expression du soi
Graffeur Supports Contemporains

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